A Dakar, nous avions hésité longtemps
entre l'idée de partir directement en Casamance ou de faire une
pause dans le Siné Saloum. Beaucoup moins fréquenté par les
voiliers, le Saloum ne nous a pas déçu, bien au contraire. Certes,
le dédale de bolongs est moins pittoresque mais les paysages n'en
sont pas moins magnifiques, les gens adorables est l'ambiance très
très tranquille.


Nous sommes resté trois jours au
mouillage à Marlodge, devant le petit ponton du campement Hakuna
Matata. La plage, trois paillotes avec des hamacs et un petit sentier
qui mène aux cases du campement. C'est un campement de pêcheur, une
ambiance donc différente de celles des voileux: un public
exclusivement masculin, passionné, venu au Sénégal pour profiter
de ses eaux poissonneuses et partir toute la journée en pirogue pour
pêcher du gros. A priori, pas trop notre délire … mais nous avons
été super bien accueilli et intégré au groupe et Christophe a
même été invité à partir en pêche un après midi: cela ne se
refuse pas!

Au final, nous nous sommes régalés d'un énorme thiof et d'une ombrille... délicieux! A ce propos, on a commencé notre cure de poisson depuis notre arrivé au Sénégal: il est abondant et bon marché alors que la viande est rare. C'est donc quasiment poisson, ou crevette, à tous les repas. Jules est ravi, il adore ça.



Au final, nous nous sommes régalés d'un énorme thiof et d'une ombrille... délicieux! A ce propos, on a commencé notre cure de poisson depuis notre arrivé au Sénégal: il est abondant et bon marché alors que la viande est rare. C'est donc quasiment poisson, ou crevette, à tous les repas. Jules est ravi, il adore ça.



Le moyen de locomotion principal des îles du Saloum est la charrette à cheval. Il n'y a pas de voiture sur les îles et de toutes façons, le carburant est très cher donc, tout se fait à cheval. Nous avons donc visité le village de Marlodge en charrette, heureux de retrouver ce sentiment de dépaysement si profond et bouleversant dû à l'immersion dans un village africain.
Nous avons ensuite poursuivi la remonté du fleuve vers la petite ville de Foundiogne, sur les conseils de nos amis de Günt-Flük. Nous pensions y rester deux nuits et poursuivre ensuite vers la Casamance mais là encore nous sommes tombés sous le charme de cette petite ville. Nous y avons rencontré des gens d'une gentillesse rare :
- Famara, le gérant du « Baobab sur terre »petit hôtel-restaurant devant lequel nous avons mouillé et qui est devenu notre QG et Gisèle la serveuse. Ils nous ont tout de suite mis à l'aise, nous proposant tous les services dont nous avions besoin (douche, eau, linge, etc.). A chaque fois que nous débarquions avec les enfants et tout notre attirail (gilet de sauvetage de enfants, porte-bébé, sac divers, etc.), tout le monde se précipitait pour nous aider, saluer les enfants, prendre de nos nouvelles et toujours avec beaucoup de délicatesse et une extrême gentillesse. Nous nous sommes vraiment senti très à l'aise et très heureux d'être là...
Assan, le guide, qui nous a
proposé une journée en calèche pour visiter les villages
alentours et pique niquer sur la plage avec du poisson grillé: cela
ne se refuse pas. C'était un très bon moment, un peu l'aventure
avec nos deux bébés qui une fois de plus ont suivi sans broncher.
Les photos en témoignent: la récolte du sel, le vannage des
arachides, la pêche aux bords du fleuve, et même les deux
crevaisons de la roue de la charrette! Assan et sa cousine, Koura
ont une boutique d'artisanat à l'entrée du port : c'est
devenu notre deuxième QG, non pas pour y acheter des souvenirs,
mais simplement pour palabrer en prenant le thé.



- Et puis, de fil en aiguille (c'est la cas de la dire!!), Evy a fait la connaissance de Fatou, la tante d'Assan, et grande couturière. Elles ont passé toute une après midi dans son atelier à coudre ensemble et le feeling est vraiment bien passé.
Et la dernière et non la moindre
c'est la rencontre avec Félicien, le piroguier. Nous savions par
Günt-Flük (Gonzague et Carole) qu'il pouvait nous conduire dans
les bolongs à des endroits hors-cartographie seuls connus des
piroguiers.



Nous lui avons donc confié la barre de Titeuf et en toute confiance il nous a amené jusqu'à son petit village Sakhor par un chemin sur le fleuve que lui seul connaît. Une charrette nous attendait et nous avons été accueilli comme des rois par une nuée d'enfants sur-excités. Visite du village, réception dans la case avec le chant des enfants, et peu à peu la tombée de la nuit, l'ambiance s'apaise, le repas nous est servi dans un grand plat à même le sol en pleine obscurité.

Un moment magique... Jules était un peu impressionné par l'enthousiasme des autres enfants qui scandaient son prénom à tue tête. Il lui a fallu un peu de temps – et c'est légitime- pour se sentir à l'aise et faire des cabrioles dans le sable avec des copains. Clarisse par contre a gardé son air réjoui tout le temps pour le plus grand bonheur de tous : une vrai petite princesse. Vers 22h, Félicien nous a raccompagné en charrette à la lueur de la lune et nous nous sommes donné rendez vous le lendemain matin pour redescendre la rivière et rejoindre Foundiougne.






