6 mois au Brésil ….
vous imaginez... l'équivalent du tiers de la vie de Clarisse !
Quelle chance inouïe d'avoir pu prendre le temps de goûter aux charmes de ce grand et beau pays.
Quelle chance inouïe d'avoir pu prendre le temps de goûter aux charmes de ce grand et beau pays.
Mais cela nous aura t il
pour autant permis de bien le connaître ? … Découvrez quels
brésiliens nous sommes devenus en lisant ce petit quizz !
- Après 6 mois au Brésil, vous devez commencer à parler couramment le portugais ? FAUX
Nous sommes nuls, nuls
archi nuls... Malheureusement, nous confirmons la rumeur qui dit que
les français ne sont pas doués pour les langues étrangères :
nous baragouinons un mélange d'espagnol et de « petit nègre »
portugais ( le portignol!) qui nous permet de nous faire comprendre
pour les actes de la vie quotidienne mais nous sommes incapables de
tenir une conversation et c'est vraiment dommage. Cela est
certainement dû au fait que nous avons toujours choisi la facilité
et privilégié inconsciemment les rencontres avec des francophones
ou anglophones...
- Les brésiliennes sont toutes des bombes en string sur la plage ? FAUX
Désolé de vous décevoir
mais la mal-bouffe fait des ravages au Brésil comme sur tout le
continent américain. Cela m’empêche pas les brésiliennes de
porter des tenues toujours très moulantes et très courtes mais
forcément avec 20kg de trop, c'est moins sexy...L'avantage c'est que
l'on se sent complètement décomplexé : je n'ai jamais porté
des jupes aussi courtes de ma vie. Et puis elles restent pour la
plupart très charmantes, avec leur beau sourire et leur gentillesse
exceptionnelle.
- Le sport national au Brésil est le football ? FAUX
Peu de gens le savent,
mais le sport national est de se prendre ou faire prendre en photo.
Pour cela, les brésilien sont sur le point de détrôner les
japonais et ils excellent dans l'art de la pose et du sourire
kitschs. Qu'est ce que nous avons pu nous moquer : jambes
croisées, épaules basses, menton haut et sourire pub pour
dentifrice! Ils sont inimitables... !
- Le boom économique de ces dernières années n'a pas effacé les inégalités ? VRAI
Au contraire même, ils
les a même certainement renforcées... Bien sûr, nous ne sommes par
experts en la matière et notre programme, nous a amenés - bien
malgré nous - à plutôt côtoyer la classe privilégiée du pays
(marina, lieux touristiques, etc.) : nous avons assisté avec
tristesse au déballage des richesses des nouveaux nantis qui le
week-end sortent sur leur yacht de luxe avec leur « bonne
femme » décolorée et leurs boys à tout faire. Et nous avons
aussi vu du coin de l’œil, des enfants dormir sur des cartons à
Salvador ou des pécheurs vivant dans le dénuement le plus complet
et travaillant encore comme au siècle dernier.
- Avez vous ressenti le climat d'insécurité qui caractérise le pays ? FAUX
Nous avons certainement
eu de la chance et nous avons, certes, été raisonnables mais à
aucun moment nous avons ressenti le moindre sentiment d'insécurité
ou de violence. Les gens ont toujours fait preuve d'une gentillesse
et d'une honnêteté remarquable. Sans parler de toutes les
attentions que nous avons reçu avec les enfants. C'est difficile à
décrire car cela passe par des petits riens mais qui ont une telle
valeur à nos yeux : quelqu'un s'arrête spontanément pour
aider à porter un sac lourd, un autre court derrière nous pour nous
rendre un chapeau d'enfant tombé à terre, un troisième arrête les
voitures pour nous aider à traverser... et cela à longueur de
journée. Et le comble, c'est qu'en tant qu'étrangers nous avons
l'impression d'être encore plus choyés et bichonnés... nous autres
européens avons vraiment des leçons à prendre...
- Le Brésil vous manque t il déjà ? VRAI
Il est l'heure de
continuer notre chemin : notre visa expire dans quelques jours,
je suis attendue en France pour LE mariage familial du siècle et
l'appel des Antilles se fait sentir. Mais sans aucun doute, nous
serions bien restés 6 mois de plus, et ce, sans parler de tout
l'intérieur du pays qui est certainement aussi riche et magnifique
que la côte.
Alors, voilà, il nous
faut repartir.
Je prends l'avion demain
après midi avec les enfants pour des « vacances » en
France comme dit Jules. Christophe, lui se prépare à convoyer
Titeuf en Guyane où nous nous retrouverons normalement début
septembre. Cela représente pas moins de 2000 miles à parcourir,
soit l'équivalent d'une transat, et en solitaire : chapeau mon
Capitaine !
Vous nous excuserez donc
de mettre en sommeil le blog pour ces quelques semaines et nous vous
retrouvons à la rentrée pour un résumé en image de cette longue
navigation qui attend Christophe, et pour notre retour dans l'autre
hémisphère.
l'album "Au revoir Bahia" ici!


