Cuba - Jardins de la reine - 2013

dimanche 29 juillet 2012

Ciao Brazil !

6 mois au Brésil …. vous imaginez... l'équivalent du tiers de la vie de Clarisse !
Quelle chance inouïe d'avoir pu prendre le temps de goûter aux charmes de ce grand et beau pays.
Mais cela nous aura t il pour autant permis de bien le connaître ? … Découvrez quels brésiliens nous sommes devenus en lisant ce petit quizz !


  • Après 6 mois au Brésil, vous devez commencer à parler couramment le portugais ? FAUX
Nous sommes nuls, nuls archi nuls... Malheureusement, nous confirmons la rumeur qui dit que les français ne sont pas doués pour les langues étrangères : nous baragouinons un mélange d'espagnol et de « petit nègre » portugais ( le portignol!) qui nous permet de nous faire comprendre pour les actes de la vie quotidienne mais nous sommes incapables de tenir une conversation et c'est vraiment dommage. Cela est certainement dû au fait que nous avons toujours choisi la facilité et privilégié inconsciemment les rencontres avec des francophones ou anglophones...

  • Les brésiliennes sont toutes des bombes en string sur la plage ? FAUX
Désolé de vous décevoir mais la mal-bouffe fait des ravages au Brésil comme sur tout le continent américain. Cela m’empêche pas les brésiliennes de porter des tenues toujours très moulantes et très courtes mais forcément avec 20kg de trop, c'est moins sexy...L'avantage c'est que l'on se sent complètement décomplexé : je n'ai jamais porté des jupes aussi courtes de ma vie. Et puis elles restent pour la plupart très charmantes, avec leur beau sourire et leur gentillesse exceptionnelle.

  • Le sport national au Brésil est le football ? FAUX
Peu de gens le savent, mais le sport national est de se prendre ou faire prendre en photo. Pour cela, les brésilien sont sur le point de détrôner les japonais et ils excellent dans l'art de la pose et du sourire kitschs. Qu'est ce que nous avons pu nous moquer : jambes croisées, épaules basses, menton haut et sourire pub pour dentifrice! Ils sont inimitables... !


  • Le boom économique de ces dernières années n'a pas effacé les inégalités ? VRAI
Au contraire même, ils les a même certainement renforcées... Bien sûr, nous ne sommes par experts en la matière et notre programme, nous a amenés - bien malgré nous - à plutôt côtoyer la classe privilégiée du pays (marina, lieux touristiques, etc.) : nous avons assisté avec tristesse au déballage des richesses des nouveaux nantis qui le week-end sortent sur leur yacht de luxe avec leur « bonne femme » décolorée et leurs boys à tout faire. Et nous avons aussi vu du coin de l’œil, des enfants dormir sur des cartons à Salvador ou des pécheurs vivant dans le dénuement le plus complet et travaillant encore comme au siècle dernier.

  • Avez vous ressenti le climat d'insécurité qui caractérise le pays ? FAUX
Nous avons certainement eu de la chance et nous avons, certes, été raisonnables mais à aucun moment nous avons ressenti le moindre sentiment d'insécurité ou de violence. Les gens ont toujours fait preuve d'une gentillesse et d'une honnêteté remarquable. Sans parler de toutes les attentions que nous avons reçu avec les enfants. C'est difficile à décrire car cela passe par des petits riens mais qui ont une telle valeur à nos yeux : quelqu'un s'arrête spontanément pour aider à porter un sac lourd, un autre court derrière nous pour nous rendre un chapeau d'enfant tombé à terre, un troisième arrête les voitures pour nous aider à traverser... et cela à longueur de journée. Et le comble, c'est qu'en tant qu'étrangers nous avons l'impression d'être encore plus choyés et bichonnés... nous autres européens avons vraiment des leçons à prendre...



  • Le Brésil vous manque t il déjà ? VRAI 
Il est l'heure de continuer notre chemin : notre visa expire dans quelques jours, je suis attendue en France pour LE mariage familial du siècle et l'appel des Antilles se fait sentir. Mais sans aucun doute, nous serions bien restés 6 mois de plus, et ce, sans parler de tout l'intérieur du pays qui est certainement aussi riche et magnifique que la côte.

Alors, voilà, il nous faut repartir.
Je prends l'avion demain après midi avec les enfants pour des « vacances » en France comme dit Jules. Christophe, lui se prépare à convoyer Titeuf en Guyane où nous nous retrouverons normalement début septembre. Cela représente pas moins de 2000 miles à parcourir, soit l'équivalent d'une transat, et en solitaire : chapeau mon Capitaine !

Vous nous excuserez donc de mettre en sommeil le blog pour ces quelques semaines et nous vous retrouvons à la rentrée pour un résumé en image de cette longue navigation qui attend Christophe, et pour notre retour dans l'autre hémisphère.


l'album "Au revoir Bahia" ici!