Cuba - Jardins de la reine - 2013

dimanche 26 août 2012

Titeuf ou l'Arche de Noé

Pour ceux qui ont manqué l'épisode précédent, ma solitude à bord à été de courte durée, avec l'arrivée d'un nouveau compagnon avec lequel je ne me suis pas ennuyé, il s'agit de Rat-meur.
Il m'a donné pas mal de fil à retordre, et quelques nuits blanches, mais j'en suis venu à bout.



Deux semaines d'attente studieuses, bien remplies par les diverses taches d'entretien, se sont sereinement écoulées. Je me suis tout de même fait de nouvelles amies, qui viennent me visiter quotidiennement, bravant vaillamment les rafales de vent et la pluie qui ne nous a pas laissé de répit depuis mon faux départ et mon retour à la case départ. Leur compagnie m'est agréable, même si un désaccord subsiste sur l'orientation des panneaux solaires. Pour mes besoins personnel en électricité j'incline régulièrement les panneaux selon la course du soleil pour essayer malgré le mauvais temps de maintenir la charge des batteries du bord. Mes amies elles préfèrent l'horizontalité des dits panneaux. Oui, leurs « papattes » trouvent plus facilement les appuis indispensable pour affronter les bourrasques.



Mes deux petites hirondelles m'ont choisi moi. Depuis, elles protestent bruyamment quand je m'approche de l'arrière du bateau, et des panneaux solaires. Et à cela il y a une raison. C'est à dire qu'elles sont aussi un peu chez elle depuis qu'elles ont fait leur nid dans le « lazy bag »* de la voile d'artimon.



Me voilà à nouveau confronté à la problématique des voyageurs clandestins.
Dois je les emmener avec moi en Guyane ? Leur faut il des passeport pour entrer en France ? Ont elles leurs vaccins à jour ? Mais que va dire le préfet ?

Je crois qu'une discutions à trois avant le départ s'impose.

D'ailleurs le départ parlons en ! Bien sûr j'aurais tendance à vous dire qu'il n'a jamais été aussi proche, et je vais même vous dire mieux : Si vous lisez ces lignes, c'est que ça y est, j'ai enfin pu hisser les voiles et prendre la route vers la Guyane.

Prochaine escale faute d'huîtres et de vin blanc, je me contenterai d'un bout de boudin cru dans une baguette fraîche...

Alors à bientôt .

* sac dans lequel tombe et se range la voile après utilisation.










Pour le plaisir des yeux quelques ambiances de ces derniers jours.