Cuba - Jardins de la reine - 2013

mardi 4 octobre 2011

Petite ombre passagère au tableau



Le départ de Berlenga s’est fait lundi dernier sous un beau soleil et s’en est suivie une superbe journée de navigation sous spi (à régater avec un bateau Breton) pour rejoindre les bords du Tage et se rapprocher de Lisbonne.

Titeuf à l'ancre en pêche vu par Jules














 Nous avions repéré sur les guides une marina accueillante dans la banlieue chic de Lisbonne – « Cascais » - avec une belle plage, un grand parc et de belles balades en perspective. Nous y sommes arrivés à minuit, la marina était luxueuse… le tarif aussi : 40 euros la nuit !!!  Bref, le lendemain à midi, nous nous sommes mis à l’ancre dans la baie,  mouillage tranquille, sûr et pratique avec la plage à deux pas. 



Pendant deux jours, nous avons profité du cadre pour nous mettre au rythme des enfants, et pour faire un gros avitaillement, le supermarché local étant relativement accessible (oui,  tout reste relatif car en voyage un avitaillement cela suppose : transporter des pack de lait, d’eau et tout le reste à bout de bras, traverser la plage pour rejoindre l’annexe , la charger et la mettre à l’eau, et ensuite tout remonter à bord, soulever les coussins pour tout ranger dans les coffres… en gros, c’est une expédition qui prend la demi-journée !). 







 A défaut de l’avoir pêché nous-même, nous nous sommes offert notre premier vrai repas de poisson à « l’association des pêcheurs et armateurs de Cascais » : morue et dorade grillée au menu, un délice !
Clarisse était un peu patraque et fiévreuse depuis la veille et nous savions par les bruits de ponton qu’un médecin à la retraite était en escale au petit port d’à côté, Oeiras, avec une marina par ailleurs très charmante et très peu cher. Jeudi, nous avons donc décidé de lever l’ancre pour Oeiras. A peine, était-on amarré, qu’un monsieur se présente à moi : « c’est vous le ketch français avec un bébé malade à bord ? oui c’est bien ça… » Une demi-heure plus tard, nous avions le luxe d’avoir une consultation à domicile par un médecin d’Angoulême tout juste à la retraite et adorable. Diagnostic : une petite angine virale pas grave du tout mais qui a valu à la pauvre Clarisse 3 jours à 40° de fièvre et à ses parents des nuits courtes et agitées…  On a bien entendu sympathisé avec le médecin et il venait deux fois par jours ausculter Clarisse : elle n’a jamais été aussi bien suivie !! La fin de semaine a donc était un peu crevante : Clarisse malade, nous fatigués et Jules par contre en pleine forme réclamant de 8h le matin à 22h le soir son lot de jeux, promenades, activités, etc.  Rien de mieux pour que les parents ne sachent plus où donner de la tête !!!

Dimanche, Clarisse rétablie, une bonne nuit de sommeil  et nous avons pu nous aventurer vers Lisbonne en prenant le petit train de banlieue qui relie Oeiras au centre ville de Lisbonne : moyen de locomotion idéal avec les enfants. Visite du quartier de Bélem, en suivant les précieux conseils d’Amaël, la marraine de Jules. Incontournable  passage au Musée maritime.










Vers 18h, boostée par cette super journée, je m’apprêtais à  embarquer ma petite famille au centre historique, repartir pour quelques heures en vadrouille quand Christophe, sagement, m’a dit qu’il était peut-être préférable de rentrer tranquillement avec nos deux petits bouts de chou… Effectivement, à peine arrivés au bateau, une petite purée sur le pouce et tout le monde au lit. Quant à moi, je m’étais fixée comme objectif d’actualiser le blog et je me suis endormie sur l’ordinateur après avoir écrit trois lignes, pendant que Christophe(partis à la capitainerie pour une douche et relever la météo) bataille jusqu’à 2h30 du mat sur les améliorations du Blog…

Aujourd’hui, Sylvain (voilier Mathurin) charpentier de formation est venu nous donner un coup de pouce pour quelques modifications de la cuisine. Sylvain est un copain de ponton de La Rochelle qui part un voyage lui aussi et qu’on a eu la grande et heureuse surprise de retrouver à Cascais : il nous avait repéré à la jumelle avec nos deux mâts lors de notre arrivée de nuit et était venu nous accueillir avec son annexe !


Un trou par-ci, un peu de colle et quelques visses par là… et voilà le résultat.




Et oui je sais, ça parait simple comme ça, mais dans un bateau, rien ne l’est !