Cuba - Jardins de la reine - 2013

dimanche 21 octobre 2012

Guyane – Tobago

Cela aurait pu être parfait :
 Beau temps, équipage en forme et ravi de reprendre la mer, Titeuf brillamment remis en état par son capitaine, une cambuse correctement achalandée, et un parcours ne présentant aucune difficulté avec un courant favorable et une météo stable... Cela aurait donc pu être parfait:
Sauf que, dès le départ, un bel orage avec ses éclairs et 33nds de vent dans le chenal de Kourou, suivit de conditions type "pot au noir" (ou ZIC=Zone Intertropicale de Convergence); sans compter cette p... de houle de rien du tout qui nous arrivait en plein travers et qui avec un vent (trop?) faible nous a fait rouler, et rouler encore, et battre les voiles de façon très désagréable presque tout au long du parcours. Vous vous doutez que dans ces cas là, par ordre décroissant : Christophe était désespéré de voir ses si chères voiles s'abîmer en claquant dans un sens et dans l'autre sans cesse, j'étais moi même contrariée de l'inconfort que tout cela générait, quant aux enfants, ils y étaient complètement indifférents !! Ainsi va la vie …. !!!
Nous avons donc mis presque 6 jours de mer pour rejoindre Tobago, petite île au Nord-est du Venezuela. L'accueil y fût royal : beaux paysages, mouillage abrité, eaux transparentes et retrouvailles avec Java, bateau copain de Dakar. Une heure à peine après avoir posé la pioche, Jules courait sur la plage avec les copains pendant que Clarisse, Christophe et moi prenions un bain délicieux à l'arrière du bateau. A priori, nous devrions nous plaire à Tobago .. !

Ah, j'allais oublier le plus important : nous avons donc quitté Kourou sous plus de 30 nœuds de vent en remorquant jusque dans le chenal «  le Tigre des mers » dont le moteur est en panne : Christian (dit Papinou) est tombé en rade moteur à Kourou quelques jours après être arrivé du Brésil. Christophe a fait une manœuvre du tonnerre pour l'aider à quitter son mouillage où il dérapait et l'amener à couple au ponton pour y faire de l'eau. Sur le moment, pendant dix minutes, j'ai détesté Christophe d'avoir entrepris cette manœuvre si périlleuse et, je le regarde maintenant avec admiration pour les vingt ans qui viennent tant il a réussi avec brio et sang-froid cette opération. A cette heure, Christian est toujours en mer, sans moteur, avec peu de vent et la houle que vous savez. On pense bien à lui....












PS : Après 8 jours d'une navigation moins agréable que difficile faute de vent et de cette satanée houle, « le Tigre des mers » et arrivé à bon port, où nous l'attendions avec deux annexes pour l'amarrer au seul corps-mort (bouée d'amarrage) de la baie.