Cuba - Jardins de la reine - 2013

vendredi 2 novembre 2012

'We love TOBAGO!'

Et oui, nous avons :
  • Beaucoup apprécié les Canaries
  • Adoré le Sénégal
  • Gardé un très bon souvenir du Cap vert
  • Eté complètement charmés et enthousiasmés par le Brésil,
  • Et fascinés par la Guyane
Et avec tout cela, nous nous régalons plus que jamais de cette nouvelle escale où nous trouvons une petite île toute tranquille et toute jolie que certains voyageurs définissent comme leur petit paradis. Il faut dire que le mouillage de Charlotteville a quelque chose de magique, surtout avec des enfants à bord.

Première qualité : 
      l’eau est chaude, transparente et poissonneuse, ce qui nous emmène à y passer des heures, petits comme grands. Le poisson ne coûte rien et il nous est livré à bord, tout juste pêché. A toute cette douceur se rajoute la beauté des plages. Propres et ombragées, accessibles d’un coup d’annexe - nous y avons déjà fait de nombreux pique-nique, tous fort agréables. 

Deuxième spécificité :
         la « cooool attitude »… Nous sommes tombés sous le charme de cette ambiance « à la rasta man ». ça nous fait beaucoup rire. Tobago est une île anglophone avec un bon accent créole. L’île est assez riche car elle bénéficie des retombées financières de quelques forages pétroliers, cela créé une atmosphère absolument unique : de grosses voitures au milieu d’un minuscule village de pécheurs, une nonchalance caractérisée par les nombreux hamacs ou les locaux se prélassent dès qu’il y a un coin d’ombre. Pas de haine, pas de violence, pas de vols, pas de regards en coin ; une confiance absolue qui fait que les boutiques restent la plupart du temps ouvertes sans surveillance. L’on s’y sert en laissant un billet sur le comptoir.

A part cela, pas grand choix d’activités, ni d’avitaillement. Pour louer une voiture il faut s’adresser au particulier (attention conduite à gauche !), pour les courses, quelques légumes dans une cahute sur la plage, ou à un papy qui vend les fruits cueillis le matin même dans la forêt. A l’épicerie ou dans les boutiques (cabanes), des haricots rouges, du riz, des œufs, du poulet congelé (tant qu’il y en a, après…), du pain de mie, de la confiture de goyave, des épices, et de la margarine. De quoi rester en vie, sans plus. Il n’y a pas de boucherie, ni de viande disponible, sauf si une famille tue le cochon, et vient en vendre une partie sur « l’avenue principale ». En revanche, si la mer est calme, la coopérative des pêcheurs est correctement achalandée.

Quelques jours après notre arrivée, nous avons pu assister au concert pour le Cinquantième anniversaire de l’indépendance. Un grand moment : un peu long à démarrer, mais au final, une foule en délire devant la scène sur le stade de Charlotteville. Les mamans des Bateaux du mouillage n’ont pas été en reste pendant que les Papas berçaient leurs progénitures.

Nous sommes maintenant en piste pour louer une voiture avec nos amis du voilier Java, que nous utiliserons en alternance. Encore de belles balades à venir, et des photos pour vous.
A suivre donc…

Allez, je ne résiste pas à vous résumer notre journée d’hier, journée ordinaire s’il en est : petit déjeuner dans le cockpit (à la confiture de goyave !!!) en profitant encore de la fraîcheur de la nuit ; matinée cool à bord (lecture, jeux, etc.) puis départ sur le coup de 11h pour le village acheter des sandwichs locaux à base de pois chiches, des ananas et avocats bien mûrs ; voyage en annexe jusqu’à la plage de l’autre côté de la baie ; en chemin, tiens les fonds sont beaux, nous mettons l’ancre et nous voilà tous les 4 à l’eau à admirer les poissons ; arrivés sur la plage (déserte et ombragée, évidemment !), nous préparons notre pique-nique, tranquille ; à peine la dernière bouchée avalée, les enfants réclament à retourner à l’eau - trop dure la vie - ; puis nous décidons de suivre le petit cours d’eau qui s’enfonce dans la forêt dans un cadre magnifique ; au bout de 300 m, nous tombons sur une belle cascade d’eau fraîche au milieu des bambous, nous nous imaginons dans un repère de pirates au XVIIIième, quelques écrevisses viennent nous taquiner; puis il est temps de rentrer, les enfants s’endorment dans l’annexe pendant le trajet du retour ; nous les couchons dans leur lit pour une sieste bien méritée… Je m’arrête là ou vous en voulez encore ?!!!!

PS : Un petit problème technique nous empêche de mettre des photos sur le blog : allez donc cliquer sur le Picassa !