Et oui, nous avons :
- Beaucoup apprécié les Canaries
- Adoré le Sénégal
- Gardé un très bon souvenir du Cap vert
- Eté complètement charmés et enthousiasmés par le Brésil,
- Et fascinés par la Guyane
Et avec tout cela, nous
nous régalons plus que jamais de cette nouvelle escale où nous
trouvons une petite île toute tranquille et toute jolie que certains
voyageurs définissent comme leur petit paradis. Il faut dire que le
mouillage de Charlotteville a quelque chose de magique, surtout avec
des enfants à bord.
Première qualité :
l’eau est chaude, transparente et poissonneuse, ce qui nous
emmène à y passer des heures, petits comme grands. Le poisson ne
coûte rien et il nous est livré à bord, tout juste pêché. A
toute cette douceur se rajoute la beauté des plages. Propres et
ombragées, accessibles d’un coup d’annexe - nous y avons déjà
fait de nombreux pique-nique, tous fort agréables.
Deuxième spécificité :
la « cooool attitude »… Nous sommes tombés sous le
charme de cette ambiance « à la rasta man ». ça nous
fait beaucoup rire. Tobago est une île anglophone avec un bon
accent créole. L’île est assez riche car elle bénéficie des
retombées financières de quelques forages pétroliers, cela créé
une atmosphère absolument unique : de grosses voitures au
milieu d’un minuscule village de pécheurs, une nonchalance
caractérisée par les nombreux hamacs ou les locaux se prélassent
dès qu’il y a un coin d’ombre. Pas de haine, pas de violence,
pas de vols, pas de regards en coin ; une confiance absolue qui
fait que les boutiques restent la plupart du temps ouvertes sans
surveillance. L’on s’y sert en laissant un billet sur le
comptoir.
A part cela, pas grand
choix d’activités, ni d’avitaillement. Pour louer une voiture il
faut s’adresser au particulier (attention conduite à gauche !),
pour les courses, quelques légumes dans une cahute sur la plage, ou
à un papy qui vend les fruits cueillis le matin même dans la forêt.
A l’épicerie ou dans les boutiques (cabanes), des haricots
rouges, du riz, des œufs, du poulet congelé (tant qu’il y en a,
après…), du pain de mie, de la confiture de goyave, des épices,
et de la margarine. De quoi rester en vie, sans plus. Il n’y a pas
de boucherie, ni de viande disponible, sauf si une famille tue le
cochon, et vient en vendre une partie sur « l’avenue
principale ». En revanche, si la mer est calme, la
coopérative des pêcheurs est correctement achalandée.
Quelques jours après
notre arrivée, nous avons pu assister au concert pour le
Cinquantième anniversaire de l’indépendance. Un grand moment :
un peu long à démarrer, mais au final, une foule en délire devant
la scène sur le stade de Charlotteville. Les mamans des Bateaux du
mouillage n’ont pas été en reste pendant que les Papas berçaient
leurs progénitures.
Nous sommes maintenant en
piste pour louer une voiture avec nos amis du voilier Java, que nous
utiliserons en alternance. Encore de belles balades à venir, et des
photos pour vous.
A suivre donc…
Allez,
je ne résiste pas à vous résumer notre journée d’hier, journée
ordinaire s’il en est : petit déjeuner dans le cockpit
(à la confiture de goyave !!!) en profitant encore de la
fraîcheur de la nuit ; matinée cool à bord (lecture, jeux,
etc.) puis départ sur le coup de 11h pour le village acheter des
sandwichs locaux à base de pois chiches, des ananas et avocats bien
mûrs ; voyage en annexe jusqu’à la plage de l’autre côté
de la baie ; en chemin, tiens les fonds sont beaux, nous mettons
l’ancre et nous voilà tous les 4 à l’eau à admirer les
poissons ; arrivés sur la plage (déserte et ombragée,
évidemment !), nous préparons notre pique-nique, tranquille ;
à peine la dernière bouchée avalée, les enfants réclament à
retourner à l’eau - trop dure la vie - ; puis nous
décidons de suivre le petit cours d’eau qui s’enfonce dans la
forêt dans un cadre magnifique ; au bout de 300 m, nous tombons
sur une belle cascade d’eau fraîche au milieu des bambous, nous
nous imaginons dans un repère de pirates au XVIIIième, quelques
écrevisses viennent nous taquiner; puis il est temps de rentrer, les
enfants s’endorment dans l’annexe pendant le trajet du retour ;
nous les couchons dans leur lit pour une sieste bien méritée… Je
m’arrête là ou vous en voulez encore ?!!!!
PS : Un petit problème technique nous empêche de mettre des photos sur le blog : allez donc cliquer sur le Picassa !